Vers une meilleure protection sociale pour les coursiers

Vers une meilleure protection sociale pour les coursiers

On se souvient du séisme provoqué à l’été 2016 par la disparition de la société belge Take Eat Easy qui occupait en Europe des centaines de coursiers pour la distribution de repas en centre ville. Nombreux furent ceux qui durent alors faire une croix sur le fruit de dizaines d’heures de travail prestées. Leur statut d’auto-entrepreneur les laissant pour la suite sans protection sociale. La SMart, qui organise aujourd’hui les prestations sociales de nombreux acteurs culturels et auto-entrepreneurs, avait réagi en signant un protocole d’accord avec les principales plateformes de livraison de repas à vélo (près de 500 coursiers) en vue de mieux protéger les travailleurs concernés. Celui-ci prévoit :

– un salaire au moins égal au revenu minimum mensuel moyen garanti, au prorata des heures travaillées et donc déclarées;

– la responsabilité entière de ces entreprises quant à la complète déclaration des heures travaillées ;

– un engagement a minima de 3h dès la première course effectuée, qu’elle soit suivie d’autres ou non ;

– le remboursement des frais professionnels quand ils sont dus (par exemple, pour l’usage par le coursier de son vélo ou de son GSM) ;

– une assurance « accidents du travail » étendue.

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