Livraisons en centre ville : les villes n’en peuvent déjà plus

Livraisons en centre ville : les villes n’en peuvent déjà plus

Le commerce en ligne ne représente encore qu’une faible part (de l’ordre de 8%) du commerce de détail, bien loin des objectifs annoncés (on évoque des progressions de l’ordre de 30%), que déjà les grandes métropoles peinent à absorber les flux de livraisons qui y sont associés.
Non seulement la livraison à domicile dans les 24 heures (parfois même dans l’heure !) devient la norme, mais de plus en plus, les livraisons s’individualisent et se parcellisent. Tant qu’à faire à quoi bon attendre pour regrouper ses achats ?
Le défi pour les opérateurs de terrain est énorme en termes logistiques et urbanistiques. Celui qui s’annonce pour les gestionnaires des grandes métropoles n’est pas moindre. Un peu partout en Europe les villes aménagent leurs schémas urbanistiques et leur plan de mobilité pour contenir et gérer les flux dans les zones à forte concentration et éviter que les embouteillages de livreurs et de colis ne viennent s’ajouter à celui des véhicules particuliers. Quitte à interdire le cœur de ville à toute circulation automobile. Lire l’interview de Corinne Ropital, chargée d’études logistiques à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile-de-France.