Eté chaud pour les coursiers ‘uberisés’


Eté chaud pour les coursiers ‘uberisés’

Ils seraient près d’une dizaine de milliers en France à effectuer des livraisons (principalement de repas) à la force de leurs mollets. Pour la grosse majorité d’entre eux, ces coursiers à vélo sont inscrits dans des réseaux numériques inspirés du système Uber : Deliveroo, Ubereats, foodora, etc. Avec à la clé des rétributions et des protections sociales minimales qui les confinent dans des emplois précaires, souvent payés à la course et astreints à des cadences infernales. A la merci de la concurrence et de débâcles comme celles de Take Eat Easy (2016).

Inspirés par la fronde récente des chauffeurs VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur) et des luttes entamées en Grande-Bretagne ou en Italie, ils ont mis à profit cet été 2017 pour manifester leur colère et réclamer un véritable statut. Initié à Lyon, le mouvement s’est rapidement étendu à l’ensemble des villes de France. Et dans la foulée il est désormais relayé par les commerçants utilisateurs. Un intéressant article de ‘Basta !’ média indépendant d’actualité économique, explique la stratégie des ‘insurgés’…

Notons que la solution choisie par ces coursiers ubérisés pour s’extraire de leur précarité est de s’organiser en … coopérative ! (cf notre article sur Coopcycle)